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vendredi 21 avril 2017

Sens Commun fera-t-il exploser Les Républicains ?



Décidément les petites phrases catho-séductrices de François Fillon ne passent pas dans les groupuscules minoritaires des rangs LR. Pourtant, mises à part ces petites phrases, on ne peut pas dire que le candidat Fillon se soit montré fort généreux et reconnaissant envers ceux qui, dit-il lui-même « ont été assez loyaux et fidèles dans des moments difficiles ». 5 investitures, un désaveux de Xavier Lemoine, ne sont pas une franche reconnaissance envers la tendance fortement investie sur le terrain et qui fut l’artisan de la victoire de la Primaire, comme du Trocadéro.
Mais Sens Commun a le mérite de bousculer l’establishment et le consensus feutré de la vieille famille gaulliste. Sens Commun, par sa détermination, force cette vieille droite dite de gouvernement à se positionner sur les « marqueurs » de droite. Et visiblement ça ne plait pas du tout à la classe politique et médiatique en place.
Les catholiques ont été les épouvantails de cette campagne. Le mal nécessaire pour Fillon qui doit sans cesse jouer les équilibristes entre la séduction et le repoussoir catholique. Souhaitant une droite de NKM à Sens Commun, l’ancien premier ministre prend ses distances avec l’idéologie d’un mouvement qui constitue une part certaine des adhérents.
Le Figaro rapporte  :  « le mouvement est imbriqué dans le parti de la droite et reverse entre 33 % et 50 % des cotisations des primo-adhérents aux Républicains. Le mouvement revendique entre 9000 et 10.000 adhérents et a obtenu l’investiture de cinq candidats aux législatives. »
On comprend que François Fillon tout en prenant ses distances, invite à « ne pas jeter le discrédit » sur ce mouvement. Un mouvement qui est sa base solide et qui plus que l’effritement du vote Macron peut lui assurer la victoire.
La jurisprudence Jospin qui le fit perdre à moins de 200 000 voix le premier tour de 2002, est dans tous les esprits et le vote catholique représente un potentiel bien plus important. Il semble même qu’au sein des Républicains, Sens Commun représente la tendance la plus importante.
Alors comment appréhender la distance entre les minorités qui composent cette énième reconversion du RPR et la situation actuelle d’un pays qui attend de la droite qu’elle soit à droite et dont l’électorat est facticement retenu dans un parti en voix d’implosion, comme le PS se prépare à une véritable déflagration ?
La tendance Juppé / NKM ferait très bien son lit chez Emmanuel Macron  qui reconstituerait une sorte de centre gauche aspirant la droite du PS et la gauche des Républicains. Cette mouvance politique, quoiqu’on pense de la bulle Macron, correspond à une tendance réelle de l’électorat ni vraiment socialiste, ni franchement LR et pas du tout UDI/Modem, fourre-tout lui-même inconsistant.
La tendance Sens Commun / Fillon s’étendrait volontiers dans une entente avec une partie du Front National qui se reconnaîtrait davantage dans une ligne LR à droite toute, qu’elle ne se retrouve dans l’intégralité du programme de Marine Le Pen.
La réalité politique et électorale, c’est une véritable reconstitution de la proposition politique sur des bases réelles. PS/LR/Front de Gauche et FN sont actuellement maintenus artificiellement, par peur d’une explosion non contrôlée et par l’ostracisme facile des extrêmes.
Mais en présentant Emmanuel Macron, François Hollande ne fait que mettre en place un futur parti correspondant à un nouveau clivage électoral allant de la droite du PS à NKM, voire Juppé. Tentative échouée de François Bayrou avec le Modem.
François Fillon reste en revanche dans l’illusion d’un clivage familial politique dépassé en voulant un gouvernement allant de NKM à Sens Commun.  Et, au-delà des convictions et des choix stratégiques portés par Sens Commun, les réactions à leur possible intégration au gouvernement révèlent la fracture entre le socle réel de cette droite et sa représentation élue.
Que François Fillon se distingue de Sens Commun en partie, est politiquement normal dans la mesure où, si important soit-il, Sens Commun n’est pas seul chez les Républicains. Mais le programme de François Fillon n’en demeure pas moins clivant pour toute son aile gauche qui n’a pas peur de s’envisager dans l’opposition en cas de victoire de son propre candidat.
Vainqueur ou battu, le parti LR ne coupera pas à une réorganisation. Que ce soit par un refus de la réalité des urnes qui voudrait ostraciser Sens Commun ou par un départ de l’aile gauche vers le centre Macron/Hollande, l’après second tour ne pourra nier la lézarde imposée au mur de façade par la présence de Sens Commun. Une lézarde de taille puisqu’elle n’est rien moins qu’anthropologique.
Qui est l’homme réel ? Il est intéressant de voir que dans le programme des Républicains avant la victoire des Primaires (mais pas d’avantage après) la grande inconnue, jamais définie est justement la conception de la personne humaine. Or en effet c’est le grand clivage qui est en train de faire exploser l’ensemble de l’échiquier politique. L’épicentre à changé.

La Belgique en Flagrant délit d’Eugénisme


En Belgique, le Conseil supérieur de la santé vient d’émettre un avis concernant le « dépistage généralisé en contexte de procréation ». Ce dépistage est proposé pour identifier les futurs parents en bonne santé porteurs d’une maladie génétique récessive.
Ces tests génétiques préconceptionnels, remboursés, doivent permettre d’identifier « des troubles graves autosomiques et liés à l’X récessifs chez les couples ayant un projet de grossesse ». Ce dépistage pourra être élargi aux couples suivis pour des questions de fertilité ou pour une maladie génétique connue, qui pourraient également « bénéficier de l’identification d’autres risques génétiques susceptibles d’affecter leurs enfants ».
La pertinence de cette démarche et son systématisme ne lassent pas d’étonner, car elle s’apparente clairement à un procédé eugéniste : il s’agit d’éclairer les parents, avant la conception de leur futur bébé, afin qu’ils puissent prendre « des décisions en matière de procréation ». Le procédé est justifié par les auteurs de l’Avis en ce qu’il doit leur permettre « de renforcer leur autonomie en matière de procréation » : l’Etat se met en situation de dépister des maladies qui sommeillent potentiellement chez des porteurs sains, sans antécédents familiaux, pour inviter les couples à ne pas avoir d’enfant, à recourir à la Procréation médicalement assistée (PMA) avec despistage pré-implantatoire, ou bien, en dernier recours si la femme est enceinte, à interrompre la grossesse… Le Comité estime en effet que le dépistage génétique « doit être réalisé pour des troubles suffisamment graves pour justifier une adaptation des projets en matière de procréation », et qu’il devra « se concentrer sur les troubles qui se manifestent dans la petite enfance plutôt qu’à l’âge adulte ». Sur la base de quels critères ces choix sont-ils opérés ?
La motivation économique de cet avis pointe dans un discours qui se veut bienveillant puisqu’il vise à éviter toute souffrance. En effet, le dépistage doit « comprendre des troubles graves pour lesquels des interventions thérapeutiques existent, lorsque le traitement peut générer une importante charge physique, émotionnelle ou financière »…
Cependant, quelle fiabilité accorder à ces tests ? Quelle sera la part d’enfants qui ne verront pas le jour dans la crainte de les savoir potentiellement imparfaits, puisque malades ? Quels nouveaux ressorts de culpabilité vont s’imposer aux parents qui ne souhaiteront pas entrer dans ce marchandage affectif et financier ? Toute vie, même fragile, ne vaut-elle pas d’être vécue ? En ouvrant sur un monde encore irréel mais terrorisant, ce document laisse une impression nauséeuse.
Timidement, les auteurs reconnaissent que « l’identification du statut de porteur d’un individu en bonne santé peut impliquer des questions éthiques et juridiques importantes » et il préconise de de demander l’avis du Comité consultatif de bioéthique. Quelles seront ses conclusions ?
Pour l’heure, une étude pilote doit être mise en place pour réfléchir aux questions juridiques, éthique et de vie privées, définir les troubles à dépister, organiser le Conseil préconceptionnel, évaluer l’impact économique…


Belgique. Enrichissement multiculturel (sic !)

par Euro Libertes

Le coût de l’opération « Vigilant Guardian », le déploiement de centaines des militaires, actuellement un maximum autorisé de 1.250 hommes et femmes, dans les rues des plusieurs villes en soutien à la police fédérale a franchi le cap des cent millions d’euros, a indiqué le ministre de la Défense, Steven Vandeput, sans préciser si ce montant était totalement remboursé.
« Le coût total de cet engagement pour la période allant du 17 janvier 2015 au 18 avril 2017 s’élève à 100 289 000 euros », a-t-il affirmé mercredi en commission de la défense de la Chambre, en réponse à une question du député Veli Yüksel (CD&V) qui l’interrogeait sur cette opération baptisée « Vigilant Guardian » (OVG) destinée à lutter contre le terrorisme après les attentats commis à Paris et le démantèlement d’une cellule terroriste à Verviers en janvier 2015.

Le dispositif a évolué dans le temps. Fort de 300 militaires au départ, il a été porté à 1.300 personnes après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, puis, après une légère réduction, à un pic de 1 828 militaires à la suite des attentats de Bruxelles le 22 mars 2016.

(…)

Source

Regard sur le cinéma russe contemporain

Chers amis !

Membres et partenaires !

Les sociétés « Interfest » et les « Ecrans  de Paris », en partenariat avec l’Association Dialogue Franco-Russe, lancent un projet très attendu : des projections, un mardi par mois, des films les plus populaires des Semaines du cinéma russe à Paris «Regards de Russie», ainsi que d’autres œuvres originales de cinéastes russes d’aujourd’hui.
Les projections auront lieu dans le cadre du ciné-club «Passy-Moscou, Regards sur le cinéma Russe contemporain », au cinéma Majestic Passy, dans le 16e arrondissement de Paris, qui s’est illustré par ses repères russes.
La projection du 9 mai s’ouvrira avec le mélodrame  »14 ans – premier amour  » du réalisateur de talent Andreï Zaïtsev qui a déjà travaillé sous la direction de Nikita Mikhalkov et qui a créé de nombreux projets documentaires marquants. Il s’agit d’un Roméo et d’une Juliette modernes (interprétés par les acteurs non professionnels Gleb Kalioujny et Ouliana Vaskovitch) vivant à travers les réseaux sociaux et dans la rue, qui leurs dicte des codes implacables. Cette œuvre candide et lyrique, tournée d’après un scénario original du réalisateur lui-même, frappe par sa sincérité absolue et fait battre le cœur du spectateur en cadence avec son premier amour, même si ce dernier est peut-être déjà loin.
Le film a été projeté dans le cadre de nombreux festivals en Russie et à l’étranger ; il était également présenté à la compétition officielle (Generation 14 plus) de la 65e Berlinale en 2015. Le réalisateur Andreï Zaïtsev séra present mardi, le 9 mai au Majestic Passy.
Venez nombreux!
INFORMATIONS PRATIQUES : www.lesecransdeparis.frwww.cinema-russe-paris.com      
Contact (Majestic Passy): 01.42.15.08.07 passy@lesecransdeparis.fr                
Séances en VOSTF   8 € la place au Majestic Passy, 18 rue de Passy – 75016                                                                              
Contact (Interfest) : + 7 (495) 803-27-81 info@cinema-russe-paris.com         
Bien à vous,
Association Dialogue Franco-Russe
cine-club_passy-moscou_regards_sur_le_cinema_russe_contemporain_9_mai_et_27_juin_2017
V

Le cardinal Schonborn : « Le pape Ratzinger n’a pas abdiqué sous les pressions extérieures »


A la veille des 90 ans de Joseph Ratzinger, le cardinal Christoph Schonborn, archevêque de Vienne, Autriche, grand ami de Benoît XVI, a répondu aux questions de Lucio Brunelli, directeur de TV2000, chaîne de télévision italienne des réseaux catholiques, et est revenu sur la démission de l’ancien pontife.

« Le pape Ratzinger est un homme d’une très belle et forte intelligence mais la force de son intelligence n’est pas uniquement l’intelligence mais sa simple et humble amitié avec Jésus qui transparaît dans chacun de ses écrits et dans ses belles homélies » a expliqué le cardinal autrichien. « Son amitié avec Jésus lui a donné la liberté. C’est en effet un homme qui ne peut être classé ni conservateur ni progressiste. »
Le cardinal Schonborn a évoqué les rapports entre les « deux papes » et la théorie de la « papauté élargie, avec deux papes, l’un contemplatif l’autre actif »  :
« Le pape émérite est le pape émérite. Et le pape François est le pape régnant. Il n’y a jamais eu aucun doute sur cela en Ratzinger même si on peut discuter de la façon de vivre cette situation. Quelqu’un a dit que Ratzinger aurait du retrouver le statut de cardinal. Je ne partage pas cette opinion parce que si l’évêque de Rome renonce il reste évêque émérite de Rome. »
Et revenant sur l’abdication, l’archevêque de Vienne a repoussé d’un revers de main l’hypothèse de pressions extérieures :
«Ces théories sont ridicules. Ratzinger est un homme très libre aussi dans ses décisions. Il a mûri sa décision dans la prière. Peut-être qu’il a demandé conseil à quelqu’un mais certainement il n’a pas abdiqué sous les pressions extérieures. C’est un homme libre. »
Cependant, quoique puisse dire le cardinal Schonborn, l’abdication de Benoît XVI continuera à soulever des interrogations et à alimenter bien des conversations, tout particulièrement à cause de ce contexte bergoglien révolutionnaire qui en déstabilise plus d’un au sein de l’Église conciliaire, et même en dehors d’elle. 

Francesca de Villasmundo


Vatican gay-friendly : le père Martin, militant lgtb, nommé par le pape comme consultant auprès du Secrétariat pour la communication


Mercredi de Pâques, la salle de presse du Vatican a publié la liste des nouveaux consultants auprès du Secrétariat pour la communication du Saint-Siège choisis par le pape François. Ce service de communication s’occupe de tous les organes de presse, de communication et des réseaux sociaux du Vatican. Cela va du site internet officiel, News Va, à la télévision du Saint-Siège, CTV, au compte Twitter du pape. C’est dire l’importance de ce Secrétariat qui délivre au monde les informations concernant le pape et l’Église catholique. La presse étant considéré un 4e pouvoir qui influence les mentalités, qui tient la communication officielle de toute institution a entre les mains un véritable outil de propagande. Au service du bien… ou du mal !
Parmi les nouveaux consultants engagés par François, il en est un tout-à-fait surprenant, le père James Martin, jésuite et militant affiché lgbt. Sa nomination laisse perplexe et suscite des interrogations. Difficile de ne pas se demander si derrière ce choix alarmant il n’y aurait pas une volonté cachée de la part du Saint-Siège de faire évoluer, grâce à la communication vaticane, les esprits catholiques sur la question de l’homosexualité.
En effet, le père James Martin, éditorialiste du magazine jésuite américain America, est particulièrement célèbre à cause de ses prises de positions en faveur du monde arc-en-ciel. Régulièrement il fait des déclarations visant à légitimer l’homosexualité, et ses dérivés, afin qu’elle soit reconnue comme une mode de vie parfaitement catholique. Le « mariage pour tous » fait d’ailleurs partie des combats de cet avant-gardiste progressiste !
Récemment il a publié un livre militant pour la cause homosexuelle. Il plaide pour que les membres pratiquants de la communauté lgbt ne soient plus « discriminés » au sein de l’Église catholique, pour leur acceptation à part entière et en tant que tels. Pour le père Martin une vie catholique peut-être tout-à-fait gay-compatible ! Aussi refuser, ainsi que le prescrit la morale catholique, de reconnaître à un homme la possibilité de vivre avec un autre homme est une « injuste discrimination » !
Et c’est ce jésuite furieusement pro-gay, qui mériterait une sanction disciplinaire et d’être mis au silence à vie, que le pape vient de propulser à un poste clé au sein de la communication vaticane ! Si ce n’est pas là un acte complaisant, plus que complaisant, en direction du monde lgbt, que quelqu’un nous explique alors le pourquoi d’un tel choix indécent et révoltant… Et nous explique comment le Vatican peut oser prétendre combattre la pédophilie s’il contribue par ailleurs à promouvoir subversivement l’homosexualité pratique, les deux fléaux étant de même contre-nature !
Mais à La Salette Notre-Dame n’a-t-elle pas annoncé ce temps de révolte des prêtres contre Dieu et la doctrine catholique :
 » Les prêtres, ministres de mon Fils, les prêtres, par leur mauvaise vie, par leurs irrévérences et leur impiété à célébrer les saints mystères, par l’amour de l’argent, l’amour de l’honneur et des plaisirs, les prêtres sont devenus des cloaques d’impureté. »
Francesca de Villasmundo


Voter ou ne pas voter à l’élection présidentielle ? La réponse théologique d’un père capucin


Un père capucin a adressé à Civitas une étude fort argumentée sur l’épineuse question du vote à l’élection présidentielle. Nous croyons utile de la reprendre ici.

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     Permettez-moi de préciser d’abord qu’il s’agit de politique, c’est-à-dire un domaine mixte entre le temporel et le spirituel, et donc très délicat à traiter, et où les opinions peuvent varier. Nous devons tous être absolument unanimes sur le dogme de la Royauté sociale de NSJC, la nécessaire union de l’Eglise et d’un Etat chrétien pour le salut des âmes et tout ce que le Magistère de l’Eglise nous a enseigné comme principes politiques. Mais quant à l’application concrète et ponctuelle de ces principes, dans les circonstances présentes de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, c’est question prudentielle et selon la conscience de chacun : le 1er mai 1904, Louis Dimier avait demandé à St Pie X ce qu’il fallait faire aux élections; réponse du saint Pape : “C’est une chose où Rome n’a rien à dire, et qui ne regarde qu’eux seuls, catholiques et Français”.
 
     Qu’il soit donc établi entre nous que je ne prétends pas vous donner la seule solution catholique au problème des présidentielles. D’autres prêtres, d’autres laïcs férus de politique chrétienne peuvent avoir et auront sans doute un avis différent ou plus nuancé. Question de conscience.
 
1er point :  Peut-on ou doit-on voter ?
 
Certains traditionalistes affirment qu’on ne doit pas voter par principe, et s’abstenir de se rendre aux urnes :
– soit par conviction monarchiste
– soit par refus de cautionner l’hérésie du “pouvoir qui vient du peuple”
– soit parce que les anciens Papes (comme Pie IX en 1864) critiquaient le suffrage universel, comme “une plaie qui détruit l’ordre social et qui mériterait, à juste titre, d’être appelé le mensonge universel
– soit parce que le système actuel est en soi non représentatif et injuste, donnant la même voix à un père de famille nombreuse et à un jeune à peine sorti de l’adolescence, à un magistrat et à quelqu’un qui n’a plus son casier judiciaire vierge, etc…
– soit parce qu’on rentre dans le “système républicain”, qui ne demande qu’à être reconnu, et on tomberait dans le “démocratisme”.
En 1988, aux présidentielles, le Grand Maître du Grand Orient de France déclarait dans la presse nationale : “Un seul mot d’ordre pour l’élection présidentielle : voter !”. (Peu importe pour qui !)
– La plupart du temps, on élit un homme que l’on ne connaît pas, dont on ignore l’idéologie, l’appartenance ou la dépendance à une société secrète, la fidélité à ses promesses, les initiatives qu’il prendra sans prévenir, etc. On ne saurait être assez compétent pour désigner quelqu’un à la plus haute responsabilité de notre patrie, ou à la Chambre qui fait les lois.
– La “majorité” sortie des urnes est trompeuse. Si 60 % des citoyens votent et 40 s’abstiennent, la “majorité” de 51 % représente en fait moins d’un tiers (31 %) des électeurs.
– Les élections sont occasion de démagogie, de promesses électorales qui ne pourront plus être tenues ensuite, etc.
 
     Voilà pas mal de raisons – et on pourrait sans doute en ajouter – qui peuvent suffire à justifier l’attitude de ces prêtres et laïcs traditionalistes qui refusent de voter par principe.
Ces prêtres et laïcs sont dignes de créance : aussi bons Français que catholiques, antilibéraux et formés doctrinalement, pieux et zélés pour le bon combat de la Foi et du Christ-Roi. Vous pouvez vous ranger à leur avis selon votre conscience et vous dire donc : “Je ne dois pas voter aux présidentielles”.
 
     Mais, par honnêteté, il faut aussi peser les raisons des autres prêtres et laïcs traditionalistes, aussi pieux et zélés, qui pensent le contraire, et disent : “Il faut voter…”
     Les plus formés doctrinalement vous diront que dans les manuels de théologie morale d’avant le Concile et munis de l’imprimatur, les moralistes réputés (Noldin, Müller, Vittrant, Jone, etc) enseignent qu’il y a une obligation grave de voter si l’abstention aurait pour résultat qu’un mauvais candidat soit élu et nuise gravement au bien commun du pays. Ils parlent donc de péché mortel pour une abstention de voter sans excuse valable.
     Ils appuieront cette règle morale de décisions du Magistère de l’Eglise :
– St Pie X aux catholiques espagnols le 20 février 1906 : “Tous se rappelleront qu’il n’est permis à personne de rester inactif quand la religion ou l’intérêt public sont en danger. En effet, ceux qui s’efforcent de détruire la religion et la société cherchent surtout à s’emparer, autant que possible, de la direction des affaires publiques et à se faire choisir comme législateurs. Il est donc nécessaire que les catholiques mettent tous leurs soins à écarter ce danger…” (Lettre à l’évêque de Madrid qui l’interrogeait)
– Pie XII (allocution aux curés de Rome, 10 mars 1948): “Dans les circonstances présentes, c’est une stricte obligation pour tous ceux qui en ont le droit, hommes et femmes, de prendre part aux élections. Quiconque s’en abstient, spécialement par indolence ou par lâcheté, commet en soi un péché grave, une faute mortelle”.
– Décret de la Sacrée Congrégation Consistoriale de Rome (31.12.1947) : “En considération des dangers qui requièrent la collaboration de tous les gens honnêtes, la Sacrée Congrégation Consistoriale avertit tous ceux qui ont le droit de vote sans distinction d’âge ou de sexe, qu’ils sont dans l’obligation de faire usage de ce droit.
 
     On peut aussi invoquer l’exemple d’un grand saint contemporain, le Padre Pio, qui se rendait ostensiblement au bureau de vote pour mobiliser ses concitoyens, et qui a réussi à changer les élus socialo-communistes de son secteur par des catholiques.
 
     Mais l’argument d’autorité étant peu prisé de nos jours, ce sont surtout des “bonnes raisons” qu’on invoque pour faire voter “utile” malgré tout :
– Si la gauche passe à peu de voix d’écart, on en sera responsable par notre abstention.
– “De deux maux, il faut choisir le moindre”…
– La droite conservera nos écoles hors contrat, la gauche non.
– Et d’autres raisons encore.
 
     Au vu de cette argumentation, et en particulier de la citation aussi forte que nette de Pie XII, il semblerait qu’il faille donner raison aux partisans du vote malgré tout, ou au moins les excuser et là aussi agir et laisser agir selon notre conscience personnelle.
 
     A mon avis, ces deux argumentations qui semblent s’opposer ne sont pas contradictoires, sinon dans leurs conclusions trop catégoriques et qui dépassent les prémisses. Il me semble qu’il faut “tenir les deux bouts de la chaîne”, en gravant bien dans notre esprit ce qui est juste de chaque côté sous un certain angle, ou plutôt sous certaines conditions ou circonstances.
     Je m’explique : dans chaque cas particulier où l’on est invité aux urnes électorales, et selon ce cas précis, il faut examiner si on peut ou si on ne peut pas, moralement parlant, coopérer à cette action civique, selon les circonstances. Car en théologie morale, les circonstances sont un élément important qui peut faire que la même action soit bonne ou mauvaise.
     Ces circonstances jouent particulièrement dans ce qu’on appelle le “volontaire indirect”, où l’on se demande si on peut poser un acte dont il découlera un double effet lié : un effet bon et voulu, et un effet mauvais et non voulu. Pardon pour ces explications théoriques mais nécessaires. Voici donc un exemple que vous comprendrez tout de suite. Une grosse tempête menace un navire. Le capitaine se demande s’il peut larguer à la mer les contennairs sur le pont, qu’il a le devoir sous contrat de mener à bon port, pour éviter que bâteau et cargaison (et équipage) coulent tous ensemble… S’il le fait son action sera bonne même s’il en résulte un effet mauvais, dommageable à tiers, mais non voulu et imposé par les circonstances. 
     Il nous faut donc examiner la question sous cet aspect des élections, où nous sommes confrontés à un acte électoral à double effet : bon (éviter le communisme, sauvegarder nos écoles, limiter un peu plus les mauvaises lois, etc), et un mauvais (cautionner le “système”, favoriser un candidat pas vraiment catholique, etc).
     La théologie morale enseigne aux prêtres des règles très précises pour solutionner en bonne conscience ce genre de dilemme. Voilà qui peut nous aider à y voir plus clair :
1) Que l’acte ne soit pas intrinsèquement mauvais.
2) Que l’effet bon soit immédiat.
3) Que l’intention soit bonne.
4) Que la cause soit proportionnée.
 
1) Voter n’est pas intrinsèquement mauvais.
C’est le genre habituel et nécessaire de désignation du Pape ou d’un supérieur de communauté religieuse. C’est la coutume immémoriale en certains pays (la Suisse, par exemple). C’est le meilleur mode pour désigner délégués et responsables dans l’ordre corporatif, etc.
Cette première condition permet donc de voter en principe.
2) Effet bon immédiat ?
St Paul (et l’Esprit-Saint) nous commande de ne rien faire de mal (péché) pour en tirer un certain bien. Ce que la sagesse populaire traduit par ; “La Fin (bonne) ne justifie pas les moyens (mauvais)”. Le Chanoine Berthod, à Ecône, avait cette application très marquante pour l’Esprit : “On n’a pas le droit de faire le plus petit péché véniel, même pour sauver sa patrie”.
Attention ! Il faut que l’effet mauvais soit lié à la nature de l’acte.
Pour notre cas des élections, si le vote est un moyen bon en soi (on l’a vu : condition n°1), l’action litigieuse de voter pour un candidat moins mauvais, mais mauvais quand même, pose un réel problème moral. C’est ici qu’il faut compléter les citations des papes et des moralistes.
– St Pie X (suite de la lettre à l’évêque de Madrid) : “Ainsi que le conseillent sagement les articles conformes aux écrits des moralistes, il faut élire les hommes qui paraissent devoir mieux veiller aux intérêts de la religion et de la patrie dans l’administration des affaires publiques.
– Pie XII (suite de l’allocution aux curés de Rome) : “Chacun doit voter selon le dictamen de sa conscience. Or il est évident que la voix de la conscience impose à tout catholique de donner sa voix aux candidats qui offrent des garanties vraiment suffisantes pour la protection des droits de Dieu et des âmes, pour le bien véritable des particuliers, des familles et de la société, selon la loi de Dieu et la morale chrétienne.
– Décret de la Sacrée Congrégation Consistoriale (suite) : “Les électeurs ne peuvent donner leurs voix qu’aux listes de candidats dont on a la certitude qu’ils défendront le respect de la loi divine et le respect de la religion dans la vie politique et privée.”
     Ces deux dernières citations pourraient suffire à clore le débat, et à nous donner une ligne de conduite simple et sûre. Vous pouvez vous y arrêter si vous le jugez suffisant en conscience. Il me faut cependant recompliquer le problème en évoquant les moralistes, dont St Pie X faisait référence à leur autorité en la matière. Recompliquer, parce que tous ne sont pas d’accord sur ces candidats “moins mauvais”.
     Certains disent qu’on peut voter pour un candidat notablement moins mauvais sous certaines conditions, d’autres sont plus stricts. En tout cas, chacune de ces opinions reste probable et on peut, dans une situation de choix douteux, suivre ce qui nous semble le mieux devant Dieu. Si j’ai évoqué cette “question disputée”, c’est que non seulement elle nous laisse libre en conscience, mais aussi elle nous engage à ne pas condamner et taxer de péché ceux qui ne jugent pas comme nous, dans un sens comme dans l’autre.
    
Au risque de rallonger cet article déjà bien long, voici quelques citations pour bien comprendre ce point qui me paraît très important.
     Du RP Jone, moraliste capucin sous Pie XII, que Mgr Lefebvre ne dédaignait pas de citer : “On ne peut donner sa voix à un mauvais candidat que lorsque cela est nécessaire pour éviter l’élection d’un plus mauvais, mais une déclaration appropriée doit expliquer le motif de cette manière d’agir. Exceptionnellement, on pourrait, une fois en passant, donner sa voix à un mauvais candidat pour éviter un préjudice personnel très grave.” (Par exemple : la fermeture des bonnes écoles pour nos enfants ?)
     La revue “L’ami du clergé”, à laquelle s’abonnait nombre de prêtres de saine doctrine autrefois, résolvait ainsi la question de l’un d’eux sur ce sujet en 1897 : “On ne doit pas faire un mal, même en vue du bien, mais quand il est inévitable qu’on subisse l’un ou l’autre de deux maux, ce n’est pas vouloir le moindre que d’écarter le pire : le vote donné au moins mauvais et moins dangereux des candidats n’est pas une approbation de ce qu’il y a de mauvais en lui, mais la légitime répulsion de ce qu’il y a chez l’autre de plus mauvais et de plus dangereux. On peut donc voter pour le moins mauvais (…) Pour que ce vote soit licite, il faut deux conditions essentielles : la première est que le mal et le danger de la candidature la plus mauvaise soient assez notables pour compenser le mal qu’il y aurait à voter pour un candidat mauvais, quoique moins mauvais (…) La seconde est que les catholiques obligés de se résigner à un vote de cette nature, déclarent publiquement qu’en votant ou en conseillant de voter ainsi, ils ne font que céder à une dure nécessité, qu’ils n’ont en vue que d’écarter le candidat le plus mauvais et le plus dangereux, et nullement d’appuyer le candidat moins mauvais auxquels ils donnent leurs voix. Sans cette déclaration, leur vote resterait entaché de la tare de cette candidature, et ils en endosseraient la responsabilité.”
     Dans un autre n°, la même revue explique au niveau plus théologique du “volontaire indirect” qu’il n’y a pas ici deux effets subordonnés (un bon découlant d’un mauvais) mais simultanés (un bon et un mauvais).
On retrouve la même solution théologique dans le Dictionnaire des connaissances pratiques et religieuses, qui date de 1925.
     Tout cela permet de dire de manière au moins probable, que ce cas de conscience se résoudrait mieux par le principe “De deux maux (inévitables) il faut choisir le moindre” plutôt que par celui qui dit “On ne peut pas faire un mal pour faire un bien”. Et cela me permet d’évoquer rapidement les deux dernières conditions du volontaire indirect : 3) une intention droite (que l’on doit présumer en tout catholique traditionaliste qui se respecte) et 4) un motif proportionnel, une raison d’autant plus grave que l’acte à poser est grave de conséquences. 
 
     Retenons surtout qu’il y a ici une question disputée, et qu’il y a d’autres théologiens plus stricts, comme par exemple le jésuite Noldin, qui dit qu’il y a une obligation grave de voter pour un candidat qui soit apte à la charge à exercer, et qu’un candidat vraiment apte doit être catholique, être non seulement prudent et intelligent, mais aussi exercer sa charge selon les principes catholiques. A l’époque de St Pie X et jusqu’à Pie XII, il existait des candidats vraiment catholiques à 100 %, et qui en faisaient profession dans leur programme électoral.
 

La provocation annuelle du Grand Rassemblement des musulmans au Bourget durant le Triduum pascal



La Rencontre annuelle des musulmans de France se tient au Bourget du 14 au 17 avril 2017 en plein Triduum pascal, comme chaque année, quoique la fête catholique de Pâques soit une fête mobile dont la date varie d’une année sur l’autre et parfois de plusieurs semaines. Organisée par l’UOIF (Union des Organisations Islamiques de France), il s’agit du plus grand rassemblement de musulmans d’Europe. Cette manifestation religieuse a lieu chaque année depuis 1984. Une provocation pour porter ombrage à Pâques, la plus grande fête religieuse de l’Église et de sa fille aînée. Cette année encore Marine Le Pen est en pointe pour  dénoncer et demander l’interdiction de ce rassemblement. Ce rassemblement est contesté depuis son origine par le Front national qui a le grand mérite de demander son interdiction, mais sans aller jusqu’à dénoncer cette provocation manifeste envers les catholiques. La terre chrétienne que fut la France durant 1400 ans étant devenue une terre laïciste dont l’identité chrétienne devient honteuse, même pour les souverainistes et les identitaires. Le laïcisme a réussi, semble-t-il, à faire taire toute défense des catholiques et même des Français de souche en général dont les Traditions chrétiennes restent la référence, puisque le fête de Pâques reste une fête familiale de tous les Français d’origine européenne. Le FN dénonce les relents fortement islamistes de cette fête sans souligner que la provocation envers les chrétiens en est un des aspects les plus odieux. N’oublions pas que les deux attentats qui ont eu lieu dernièrement en Égypte ne sont pas intervenus à cette date par hasard.
Le principal organisateur du rassemblement du Bourget, l’UOIF, est liée aux Frères musulmans, mouvement islamiste interdit dans de nombreux pays du monde.
Ahmed Jaballah, cofondateur de l’UOIF, qui siège toujours dans l’appareil directeur et qui interviendra à cette occasion déclarait il y a quelques années :  «L’UOIF est une fusée à deux étages. Le premier étage est démocratique, le second mettra en orbite une société islamique.». En 2005, dans une interview accordée à l’Express, Fiammetta Venner  écrivait à propos de l’UOIF :
« Les dirigeants de l’UOIF ont des objectifs clairs et une stratégie de conquête. Cette organisation a des visées politiques en direction des pays arabo-musulmans. Dès sa création, l’UOIF a voulu faire de la France une base arrière: un lieu où des militants islamistes pouvaient trouver refuge et où l’on essaie de modifier le regard que porte l’opinion publique sur leurs pays d’origine. Mais l’UOIF prétend surtout mettre au pas les musulmans de France. Certaines associations affiliées au mouvement se donnent le droit de dire qui est un bon musulman et, donc, qui est apostat. Ce qui revient à jeter l’opprobre sur un individu ou une famille au regard d’une communauté. C’est d’autant plus effarant que ces gens-là ne sont pas théologiens – presque aucun des dirigeants de l’UOIF n’a fait d’études poussées en la matière – et ont une vision très étriquée de l’islam»
Génération Identitaire, qui recoupe les arguments de Marine Le Pen, explique ainsi:
Pour ces rencontres 2017, pas de programme clairement défini par l’UOIF – ce qui est étonnant à deux jours de l’évènement –  mais déjà, une liste non exhaustive d’intervenants, parmi lesquels certains controversés, comme H. Iquioussen – qui explique ici les tâches ménagères pour les femmes. En 2014, l’Humanité publiait à son sujet un article intitulé « Islamisme Iquioussen ou la culture de la haine antijuive » ;
On retrouvera également le président de l’UOIF, Amar Lasfar, connu pour avoir déclaré :
« Dans l’islam la notion de citoyenneté n’existe pas, mais celle de communauté est très importante, car reconnaître une communauté, c’est reconnaître les lois qui la régissent. Nous travaillons à ce que la notion de communauté soit reconnue par la République. Alors, nous pourrons constituer une communauté islamique, appuyée sur les lois que nous avons en commun avec la République, et ensuite appliquer nos propres lois à notre communauté » (Amar Lasfar cité dans « La cité mode d’emploi », Homme et migrations n° 1218, mars-avril 1999 p.55).
Ou encore Nabil Esrani, dont la proximité avec les Frères musulmans le rend y compris indésirable au Qatar comme l’expliquent Georges Malbrunot et Christian Chesnot dans « nos très chers émirs » (Laffont, page 30) :
« Parmi ceux qui ont été victimes de la nouvelle donne à l’ambassade du Qatar à Paris, signalons le chercheur Nabil Ennasri, proche des Frères Musulmans. Il n’est plus dans les petits papiers de l’ambassade. Il n’a pas été invité cette année au Doha Forum, et son Observatoire n’est plus financé par l’émirat. L’ambassade a voulu s’écarter de « tout ce qui est proche des Frères Musulmans, car ce n’est pas bon pour l’image du pays« , nous apprend-on à la représentation qatarienne»

« la tenue de cet événement islamiste en France est une insulte à notre peuple »

Depuis plusieurs années, certains intervenants se voient d’ailleurs interdire l’accès sur le territoire français en raison de leurs sympathies islamistes : ce fût notamment le cas en 2012 . Récemment, l’UOIF a apporté son soutien au frère de Tariq Ramadan, Hani, petit fils du fondateur des frères musulmans, qui a été interpellé en France et expulsé vers la Suisse le 9 avril.
(…) « Hani Ramadan est connu pour avoir dans le passé adopté un comportement et tenu des propos faisant peser une menace grave sur l’ordre public sur le sol français », a expliqué Matthias Fekl, ministre de l’Intérieur (…).
Cette Rencontre annuelle des musulmans de France est également décriée pour certains de ses stands, où l’on va retrouver burkinis et autres voiles islamiques, mais aussi, comme le rapporte la journaliste au Figaro Isabelle Kersimon, certains livres incitant au Djihad. 
Pour le mouvement Génération identitaire, « la tenue de cet événement islamiste en France est une insulte à notre peuple et à son identité. Qu’un tel rassemblement puisse être tenu alors que notre pays pleure encore les 250 morts des attentats djihadistes de ces dernières années est inacceptable. Génération Identitaire exige des pouvoirs publics la dissolution de l’UOIF et l’interdiction de ce meeting. »
Génération identitaire qui reprend les arguments de Marine Le Pen, ne relève pas non plus, le côté gravement provocateur de ce rassemblement à la date du Triduum pascal, plus le lundi de Pâques. La fête de Pâques est une fêtes mobile, or chaque année le rassemblement islamiste du Bourget se tient précisément durant la fête de Pâques qui pourtant n’est jamais à la même date, d’une année sur l’autre.

Jeudi Saint : institution du Sacerdoce et de l’Eucharistie


« Nous voici réunis à nouveau pour la messe chrismale. Ne peut-on pas dire que cette cérémonie et celles qui vont suivre au cours de ces quatre journées de la Semaine Sainte, qui vont se terminer dimanche par la Résurrection, sont des journées sacerdotales, essentiellement sacerdotales. Il est bon pour nous prêtres, chers amis et confrères dans le sacerdoce et vous qui dans quelques mois allez être ordonnés prêtres, de méditer un peu sur ces grands mystères.
Saint Paul dit que nous sommes les dispensateurs mysteriorum Dei; nous sommes les dispensateurs des mystères de Dieu. Et s’il y a de grands mystères, ce sont bien ceux qui vont se dérouler au cours de ces journées. Déjà dans la soirée, l’Eglise va évoquer la Sainte Cène et à cette occasion, la création du sacerdoce, l’institution du sacerdoce. Quel mystère ! Que Dieu veuille bien choisir les hommes pour les sanctifier, pour les consacrer à la continuation de son œuvre de Rédemption, en leur confiant son propre Sacrifice. C’est là certainement un grand mystère d’amour, de charité pour nous et pour tous ceux qui à travers le sacerdoce au cours des siècles, recevront les grâces de sanctification.
Grand mystère aussi que celui de la Passion de Notre Seigneur. Après la Sainte Cène, Jésus monte au Jardin des oliviers et là commence cette Passion incroyable, extraordinaire: Dieu souffrant. Dieu qui semble écrasé par la douleur, par le Sacrifice . Son Sang coule déjà, rien qu’à la pensée de son Sacrifice. Rien qu’à la pensée à la fois que son Sacrifice sera malheureusement incompris par beaucoup d’hommes. Et cependant à travers cette douleur, nous devons apercevoir aussi la joie immense de Notre Seigneur Jésus-Christ.
Joie immense à la pensée qu’il rétablit la gloire, l’honneur de son Père. Désormais, l’humanité dans sa Personne rétablit le pont, rétablit le lien avec Dieu, avec la Trinité Sainte. La gloire parfaite, totale, complète est rendue à Dieu par Notre Seigneur Jésus-Christ. Se peut-il qu’il y ait quelqu’un qui puisse rendre dans une âme humaine et dans un corps humain, une gloire plus grande au Bon Dieu, à tel point que l’on pourrait dire que la Rédemption est terminée.
Même, si tous les hommes sont perdus, même si toute l’humanité doit être détruite et mourir même en enfer, la gloire du Bon Dieu a été rendue.
Notre Seigneur derrière ses souffrances, derrière le sang qui coule, garde la vision béatifique et par conséquent rend gloire à Dieu. Grand mystère encore.
Mystère des humiliations. Jésus-Christ humilié, humilié par les Princes des prêtres, humilié par la trahison de Judas, humilié par les mauvais traitements, les traitements honteux qu’il subit de la part de ses frères, de la part des Romains. Et puis le chemin de Croix, l’arrivée au Calvaire, le crucifiement.
Que de douleurs, que de souffrances, que d’humiliations ! Participons pleinement à ce mystère. Parce que Notre Seigneur nous ayant associés, particulièrement nous prêtres, à son Sacrifice, comment ne pas nous associer aussi, nous, à ses mortifications, à ses souffrances, à ses douleurs ?
Mystère de la mort de Notre Seigneur. Dieu meurt. Est-ce possible ? Non bien sûr. Dieu ne meurt pas, mais cependant comme l’homme Il a voulu exhaler son dernier soupir; Il a voulu que son âme se sépare de son Corps.
Et puis, ensuite, le grand mystère de la Résurrection. Mais avant, au cours de sa Passion, il est un geste qui doit nous toucher profondément de la part de Notre Seigneur et qui doit nous marquer pour toute notre vie sacerdotale, aussi, c’est le don qu’il nous fait de sa Mère : Voici votre Mère. Encore un don admirable, que le Bon Dieu nous fait : Que Marie soit la Mère du prêtre.
Eh bien, méditons pendant ces jours ces grands mystères qui ont pour origine, évidemment, la charité de Dieu, l’amour de Dieu. Dieu est charité. Rien ne s’est fait, rien ne s’est accompli depuis la Cène jusqu’à la Résurrection de Notre Seigneur qui ne soit fait sous le souffle de l’Esprit Saint, sous le souffle de la charité du Bon Dieu, pour nous d’abord, pour ses prêtres. Et ensuite pour tous ceux qui, par l’intermédiaire des prêtres, comme le dit l’oraison d’aujourd’hui, seront sanctifiés.
Aussi nous devons par la méditation de ces grands mystères, nous efforcer de nous y unir, de les pénétrer, de toujours mieux les connaître. Il faut reconnaître que c’est bien difficile, de pénétrer d’une manière très profonde ces mystères, parce que nous ne connaissons pas Dieu. Parce que Dieu est trop grand, pour nous.
Nous connaissons bien sûr son existence; nous connaissons ses perfections; nous essayons de connaître son infinité, sa grandeur. Mais si nous pouvions participer à la connaissance que la très Sainte Vierge a eue de son divin Fils et de ces mystères que je viens d’énumérer, auxquels Marie a participé d’une manière spéciale, nous comprendrions peut-être pourquoi la très Sainte Vierge est restée debout. Elle ne s’est pas écroulée comme elle aurait pu le faire, si elle n’avait eu que des connaissances humaines, si elle n’avait eu que des sentiments humains. Mais non, sa foi, sa foi qui déjà avoisine presque la vision béatifique, voyait tout ce qui se passait dans l’âme de Jésus. Elle savait parfaitement que Jésus était rempli en même temps, rempli de douleurs, de douleurs humaines, mais aussi l’homme de la contemplation perpétuelle, éternelle de Dieu, l’homme de la joie indicible et inégalée et toujours la même, imperturbable. Marie savait très bien tout cela et participait profondément à toutes les souffrances de son Fils, mais aussi à ses joies profondes.
Demandons à Marie de mieux connaître cette œuvre de la Rédemption de Notre Seigneur.« 

Extrait de l’homélie de Mgr Marcel Lefebvre, le jeudi (saint) 16 avril 1987

Mariages de la FSSPX : contrairement à Georges, Georgette a des doutes



« Fin août 1976, Georges assistait à la messe de Lille qui fit connaître au monde entier le combat de Mgr Lefebvre pour la Tradition. Son curé l’avait menacé : « Vous suivez un évêque rebelle qui célèbre une messe interdite ». »
Georgette y était elle aussi. Et elle entendit l’archevêque y prononcer des mots qui résonnent encore à ses oreilles :
« Cette union adultère de l’Église et de la Révolution se concrétise par le dialogue. L’Église, si elle a à dialoguer, c’est pour convertir. Notre-Seigneur a dit : « Allez, enseignez toutes les nations, convertissez-les ». Mais il n’a pas dit : « Dialoguez avec elles pour ne pas les convertir, pour essayer de vous mettre sur le même pied qu’elles ». L’erreur et la vérité ne sont pas compatibles. Si on a de la charité pour les autres – et, comme vient de le rappeler l’Évangile, celui qui a la charité, c’est celui qui sert les autres – si on a de la charité pour les autres, on doit leur donner Notre-Seigneur, leur donner la richesse que l’on a et non pas converser avec eux, dialoguer avec eux sur un pied d’égalité. La vérité et l’erreur ne sont pas sur un pied d’égalité. Ce serait mettre Dieu et le diable sur le même pied, puisque le diable est le père du mensonge, le père de l’erreur. »
Revenons à Georges. « En 1988, il est allé aux sacres épiscopaux à Ecône, et son curé à la messe duquel il avait cessé d’aller, l’a averti : « Vous êtes tous schismatiques, vous et vos évêques ». Lorsqu’il s’est marié à Saint-Nicolas du Chardonnet, son curé l’a assuré qu’il ne l’était pas. Il avait l’habitude de se confesser à un prêtre de cette église, son curé lui disait qu’il ferait aussi bien d’aller voir une assistante sociale, car ce prêtre ne pouvait pas plus qu’elle absoudre les péchés. »
Georgette entendit la même chose, elle suivit le même parcours que Georges et se retrouvèrent compagnons de lutte dans ce formidable combat de la Foi.
Mais dans cette fraternité de combat, apparurent soudain les noirs nuages de la division. On lui rapporta ces éléments étranges :
« En 2007, Georges a appris que la messe tridentine n’avait jamais été abrogée, et que depuis 30 ans il n’assistait pas à une messe interdite. »
Certes, se dit Georgette, le Motu Proprio Summorum Pontificum qui reconnait que l’ancienne messe n’a jamais juridiquement été interdite ne fait que constater le droit…ce qui n’est pas si mal. Mais il ne m’apprend rien. Et même, il me chagrine, car il ne rend pas justice de 50 ans d’interdiction de fait et confirme la liturgie neo-protestante de Paul VI comme forme habituelle, reléguant le rite catholique au rang d’ « extraordinaire » !
Georges : « En 2009, malgré les foudres brandies par son curé, l’évêque qui avait confirmé ses enfants n’était pas excommunié. »
Georges m’inquiète se dit Georgette, car jamais nous n’avions cru à cette faribole d’excommunication. Qui plus est, le décret romain ne dit pas que cette excommunication n’a jamais été valide, bien au contraire, il en réaffirme la validité et dit simplement que « ses effets juridiques sont annulés ». Et Georgette est troublée d’entendre le Supérieur Général de la FSSPX parler de retrait alors qu’il s’agit d’une simple levée, confirmant donc la sanction originelle.
Georges : « En 2015, le prêtre qui reçoit sa confession le fait validement, ce dont il ne doutait pas mais qui devrait rassurer son curé, – peut-être pas au point de venir lui-même à confesse à Saint-Nicolas… Ce mois-ci, il sait que le prêtre qui l’a marié validement, n’a pas l’obligation de le remarier, ce qui permettra certainement à son curé de le féliciter, avec quelques décennies de retard… » »
Georgette continue de se confesser régulièrement à St Nicolas, mais contrairement à Georges, elle se contrefiche des états sentimentaux du curé de ce qui aurait dû être sa paroisse. Elle a appris d’ailleurs que ce dernier ne vit plus seul, qu’il bénit les « unions » homosexuels et organise des cérémonies interreligieuses pour fraterniser avec l’imam local. Il a cependant refusé que Georgette se marie dans son église…
Mais quand Georgette entend Georges lui dire que « ce mois-ci, il sait que le prêtre qui l’a marié validement, n’a pas l’obligation de le remarier », elle se dit que vraiment Georges se moque du monde, car le décret romain dit exactement le contraire. (1)
« Georges n’a jamais été un catholique perplexe. Aujourd’hui il a une certitude : en dépit de toutes les critiques, il a bien fait de suivre Mgr Lefebvre qui a transmis ce qu’il avait lui-même reçu. »
Georgette fut une catholique perplexe : elle lut d’ailleurs à l’époque cette lettre qu’adressa Mgr Lefebvre et qui la confirma dans le combat de la Foi. Aujourd’hui plus que jamais, elle se dit qu’elle a bien fait de suivre Mgr Lefebvre qui a transmis ce qu’il avait lui-même reçu.
Hélas aujourd’hui aussi, elle reste perplexe devant la rhétorique de Georges et de ses amis, et plus que perplexe sur l’attitude du successeur du grand archevêque. Elle n’entend plus les mises en garde comme pouvait les prononcer Mgr Lefebvre, il lui semble bien que le silence s’est imposé comme le plat de lentille pour obtenir tous ces faux avantages que lui vante de façon peu honnête son ancien ami Georges.
Silence avant, pendant et après le Synode sur la famille ; silence sur l’instauration d’un « divorce catholique » lors de la réforme des procédures de nullité de mariage ; silence sur Amoris Laetitia ; silence sur la réhabilitation de Luther et l’accueil solennel de sa statue au Vatican, le 13 octobre dernier. Ce jour-là, toujours au Vatican, « on » marchandait dans la salle d’à côté une éventuelle prélature pour la FSSPX ; « on » se pourfendait même d’un communiqué béat à ce sujet, sans dénoncer nullement ni faire allusion aucune au terrible scandale dont était sali ce jour anniversaire des apparitions de Fatima. Georgette fut contristée qu’en ce jour il n’exista pas de Polyeucte présent au Vatican pour renverser la statue de l’hérésiarque Luther.
Oui, contrairement à Georges, Georgette a des doutes. Elle pense qu’on la trompe. Elle est affligée par les compromissions et les ambiguïtés de toutes ces autorités ecclésiastiques qui appliquent aux différents religieux une rhétorique politicienne.
Georgette pleure de cette course à la « reconnaissance ». Elle qui s’est mariée dans une petite chapelle, elle aurait aimé elle aussi avoir une belle église. Mais elle a refusé qu’un prêtre conciliaire reçoive l’engagement de son amour et de sa fidélité à son époux, ce à quoi dorénavant les actuels dirigeants de la FSSPX laissent la porte ouverte. Elle voulait que ce don qu’elle fit d’elle-même fût fait devant un ministre vraiment catholique, sans recherche de vilains accommodements, sans risque de semer la confusion dans des temps déjà si troublés.
Georgette avait repensé à cette belle figure de Reine, Marie Antoinette, qui quelques instants avant de monter à l’échafaud, avait refusé les offices d’un prêtre jureur qui lui proposait de l’entendre en confession. La reine vraiment catholique avait embrassé la palme du Martyre.
Oui, Georgette est perplexe. Elle souffre dans son âme de chrétienne de tous ces abandons et reniements. Mais elle sait aussi que l’Eglise a les promesses de la Vie.
Christian Lassale et Lina Rançelot
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(1) Analyse du commentaire « autorisé » de la Maison Générale concernant la lettre de la commission Ecclesia Dei
Le texte fait un parallèle stricte entre la juridiction accordée pour les confessions et celle qui aurait été donnée pour les mariages :
« Le cardinal Müller achève sa lettre en rappelant quelle est l’intention du pape. D’une part il entend enlever « les doutes sur la validité du sacrement de mariage » contracté devant un prêtre de la Fraternité. En recevant la délégation de l’évêque, celui-ci ne peut plus être considéré comme irrégulier lorsqu’il célèbre un mariage. D’autre part le pape entend « faciliter le chemin vers la pleine régularisation institutionnelle ». […] Tout un chacun pourra apprécier l’habileté qui consiste à donner les pouvoirs de confesser ou de recevoir les consentements matrimoniaux, autrement dit de régulariser – au moins ad casum – le ministère de prêtres d’une société ecclésiastique irrégulière.». »
Sauf qu’à aucun moment le texte Romain n’affirme qu’un évêque peut donner délégation de façon habituelle à un prêtre de la FSSPX :
« En cas d’impossibilité ou s’il n’existe pas de prêtre du diocèse qui puisse recevoir le consentement des parties, l’Ordinaire peut concéder directement les facultés nécessaires au prêtre de la Fraternité qui célébrera aussi la Sainte Messe, en lui rappelant qu’il a le devoir de faire parvenir au plus vite à la Curie diocésaine la documentation qui atteste la célébration du Sacrement. »
Le texte romain parle ici uniquement d’un état de nécessité et ne permet donc pas à un évêque de déléguer de façon habituelle un prêtre de la FSSPX. Ce qui veut dire en d’autres termes que Rome affirme officiellement que les mariages célébrés par les prêtres de la FSSPX sans délégation diocésaine (99,99 % des cas) sont invalides. Et c’est pour cette « sollicitude pastorale » que Mgr Fellay a remercié « profondément » le pape ! Le cardinal Muller enlève donc bien les doutes, mais dans le sens contraire de ce que dit la Maison Générale : elle réaffirme l’invalidité des mariages dans le FSSPX.
Mais comme un contresens ne vient jamais seul, le « commentaire autorisé » dit un peu plus loin :
« Et nul doute que, dans l’hypothèse où l’Ordinaire refuserait et de désigner un prêtre délégué, et de « concéder directement les facultés nécessaires au prêtre de la Fraternité », celui-ci célébrerait validement en vertu de cet état de nécessité, tandis que l’évêque s’opposerait manifestement à la volonté du chef de l’Eglise. »
Sait-on seulement lire chez ces « commentateurs autorisés » ? Qui a lu que « dans l’hypothèse où l’Ordinaire refuserait et de désigner un prêtre délégué l’évêque s’opposerait manifestement à la volonté du chef de l’Eglise » puisque précisément le cardinal Muller précise que « l’Ordinaire peut concéder directement les facultés nécessaires au prêtre de la Fraternité » uniquement « en cas d’impossibilité ou s’il n’existe pas de prêtre du diocèse qui puisse recevoir le consentement des parties ».
Un commentaire autorisé qui s’autorise beaucoup de liberté dans la compréhension de ce qu’il prétend commenter…jusqu’à en dire le contraire.
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(2) Itinéraire de Georges, un catholique non perplexe
Fin août 1976, Georges assistait à la messe de Lille qui fit connaître au monde entier le combat de Mgr Lefebvre pour la Tradition. Son curé l’avait menacé : « Vous suivez un évêque rebelle qui célèbre une messe interdite ». En 1988, il est allé aux sacres épiscopaux à Ecône, et son curé à la messe duquel il avait cessé d’aller, l’a averti : « Vous êtes tous schismatiques, vous et vos évêques ». Lorsqu’il s’est marié à Saint-Nicolas du Chardonnet, son curé l’a assuré qu’il ne l’était pas. Il avait l’habitude de se confesser à un prêtre de cette église, son curé lui disait qu’il ferait aussi bien d’aller voir une assistante sociale, car ce prêtre ne pouvait pas plus qu’elle absoudre les péchés.
En 2007, Georges a appris que la messe tridentine n’avait jamais été abrogée, et que depuis 30 ans il n’assistait pas à une messe interdite. En 2009, malgré les foudres brandies par son curé, l’évêque qui avait confirmé ses enfants n’était pas excommunié. En 2015, le prêtre qui reçoit sa confession le fait validement, ce dont il ne doutait pas mais qui devrait rassurer son curé, – peut-être pas au point de venir lui-même à confesse à Saint-Nicolas… Ce mois-ci, il sait que le prêtre qui l’a marié validement, n’a pas l’obligation de le remarier, ce qui permettra certainement à son curé de le féliciter, avec quelques décennies de retard…
Georges n’a jamais été un catholique perplexe. Aujourd’hui il a une certitude : en dépit de toutes les critiques, il a bien fait de suivre Mgr Lefebvre qui a transmis ce qu’il avait lui-même reçu.

Abbé Alain Lorans